Pentma vuol dire pietra, ma questo blog è solo un sassolino, come ce ne sono tanti. Forse solo un po' più striato.
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domenica, gennaio 10, 2010
Venez découvrir l'Italie!
La misère des ouvriers agricoles immigrés de Rosarno
ROSARNO (Italie)
Dans l'usine désaffectée, des matelas à même le sol entre piles de chaussures et vêtements sales. Quelques plaques électriques raccordées à des installations précaires. La majorité des immigrés de Rosarno, victimes ces derniers jours d'une chasse à l'homme, vivent là.
Source AFP 10.01.2010
L'usine est située en dehors de Rosarno, une petite ville de 15.000 habitants en Calabre (sud de l'Italie). Ceux qui ont trouvé refuge dans un des anciens bâtiments, entre tuyaux, machines et réservoirs sur lesquels ils étendent leur linge, ont de la chance. Ils disposent de huit toilettes chimiques et trois douches pour environ 1.000 personnes.
Les autres ont pris possession d'un entrepôt dans lequel ils ont installé des petites tentes pour tenter de se protéger du froid, les températures atteignant 0°C en hiver.
Les plus mal lotis à Rosarno s'entassent dans d'anciens silos, "jusqu'à 13 personnes, dans le noir et sans chauffage", raconte Alessandra Tramontane de Médecins sans frontières (MSF) en Italie. D'autres encore sont dispersés dans de vieilles maisons de campagne dans les alentours.
A l'image des immigrés de Rosarno, ils sont des milliers, essentiellement africains, à travailler dans des conditions misérables, au rythme des saisons, comme ouvriers agricoles dans le sud de l'Italie.
"Nous dénonçons l'extrême précarité de ces travailleurs agricoles depuis plusieurs années", souligne Mme Tramontane. MSF apporte depuis 2003 son soutien aux immigrés à Rosarno, en distribuant des produits sanitaires, des draps, des couvertures et du savon.
"Nous ne rencontrons que la brutalité", affirme Francis, un Ghanéen de 25 ans. "La situation est mauvaise et elle se dégrade de plus en plus", ajoute-t-il. Après les violents affrontements entre les habitants de Rosarno, les immigrés et la police ces derniers jours au cours desquels 67 personnes ont été blessées dont 31 immigrés, Francis a décidé de partir pour Naples.
Pourtant, rien ne l'y attend. Pas de travail, pas de logement en vue. "J'y serai toujours mieux qu'ici", dit-il.
"Beaucoup d'entre eux sont atteints de problèmes respiratoires et ostéo-musculaires à cause de leurs conditions de vie insalubres et des nombreuses heures de travail", souligne la représentante de MSF.
"Comme il fait froid, ils font du feu à l'intérieur. Des maladies sont transmises par l'eau et la nourriture et le contact permanent avec les désherbants chimiques entraîne des affections de la peau", poursuit-elle.
Le rythme saisonnier de ces ouvriers agricoles qui passent d'une région à l'autre selon les besoins, sans domicile fixe ni contrats de travail, les épuise également.
Pourtant certains ont fait le choix de rester à Rosarno même s'ils craignent pour leur vie après les émeutes.
"Ils ont peur. A Rosarno, ils ne se sentent plus en sécurité mais ils sont nombreux à ne pas avoir reçu leur paie. Or, cet argent, ils en ont un besoin désespéré", explique Laura Boldrini, porte-parole du Haut commissariat pour les réfugiés en Italie.
La crise économique qui n'a pas épargné la Calabre, une des régions les plus pauvres d'Italie, a davantage fragilisé ces travailleurs migrants. Du fait de la baisse des prix des agrumes, nombre de propriétaires ont décidé qu'il n'était plus rentable de les faire récolter, même pour 20 à 25 euros par journée de travail, le salaire standard d'un immigré africain.
Selon l'organisation humanitaire Caritas, les travailleurs immigrés en situation régulière en Italie sont environ deux millions et représentent quelque 10% du PIB.
giovedì, dicembre 24, 2009
Ryanair suspend ses vols en Italie
Source AFP
La compagnie aérienne irlandaise à bas coûts Ryanair a annoncé l'arrêt temporaire à partir de fin janvier de ses vols domestiques en Italie en raison d'un litige qui l'oppose aux autorités italiennes sur l'identification des passagers. Cette suspension concernera, à partir du 23 janvier, tous les vols domestiques reliant les 10 aéroports italiens, où opère Ryanair, indique-t-elle dans un communiqué.
La compagnie souhaite protester ainsi contre une ordonnance émise à son encontre le 17 novembre par l'autorité de l'aviation italienne (Enac), l'obligeant à accepter des passagers munis d'un des documents d'identité valables en Italie, y compris "le permis de conduire, un badge de travail ou une carte de pêche".
La compagnie irlandaise, qui n'enregistre à l'embarquement que les passagers munis de passeport ou de carte d'identité, a présenté un recours auprès du Tribunal administratif régional (Tar). Mais son recours a été repoussé le 17 décembre.
"Nous sommes vraiment désolés pour les inconvénients que cette décision entraînera pour nos passagers italiens voyagant sur les vols domestiques. Mais il est incorrect de la part de l'Enac d'introduire des mesures qui réduisent la sécurité sur les vols domestiques italiens par rapport aux mesures de sécurité que nous adoptons sur tous nos autres vols", a déclaré le patron de la compagnie Michael O'Leary.
"A partir du moment où ces règles d'identification sont approuvées par tous les passagers, l'Enac n'a aucune justification pour interférer dans les procédures de sécurité de Ryanair", a-t-il ajouté.
"Ryanair est la seule compagnie européenne et internationale qui prétend voler en Italie sans respecter les lois italiennes", a riposté l'autorité de l'aviation italienne Enac, qui précise être intervenue sur cette question suite aux protestations de plusieurs passagers italiens de Ryanair, refoulés à l'embarquement faute de voir accepter leur document d'identification.
giovedì, aprile 16, 2009
L'Italie et la demoKratie

Miroir, mon beau miroir..., par Philippe Ridet
Source:Le Monde
Depuis un mois, le Palazzo Chigi, siège de la présidence du conseil, rectifie toutes les informations qu'il croit offensantes pour l'Italie et les Italiens dans les journaux étrangers. Le Times, qui avait ironisé sur les propos de Silvio Berlusconi conseillant aux réfugiés du tremblement de terre de L'Aquila (Abruzzes) de "passer le week-end de Pâques à la mer", s'est vu immédiatement recadré par un communiqué officiel, mercredi 8 avril : "Si l'envoyé spécial britannique avait été sur place, il aurait pu vérifier la réaction positive des réfugiés aux paroles de réconfort (...), dites sur un ton plaisant, pour convaincre les familles de laisser les tentes pour se rendre dans un des hôtels de la côte qui sont mis à leur disposition."
n autre quotidien britannique, The Guardian, a lui aussi eu droit à des remontrances officielles pour avoir écrit que la fusion entre les partis Alliance nationale et Forza Italia allait donner naissance à une formation "postfasciste". Le quotidien espagnol El Pais et l'hebdomadaire allemand Der Spiegel ont reçu une lettre de reproches des ambassadeurs d'Italie en Espagne et en Allemagne. Le premier pour avoir écrit que M. Berlusconi était un des leaders "les plus sinistres", le second pour avoir affiché à sa "une" un titre jugé méprisant pour l'Italie : "La Botte puante".
Susceptible, Silvio Berlusconi ? Oui, mais pas plus que les Italiens, qui refusent de se reconnaître dans le miroir que leur tend la presse étrangère. Pourtant, ils ne sont pas avares de critiques pour eux-mêmes. Ils ont même inventé un mot pour cela, l'autolesionismo (l'automutilation), pour évoquer leur penchant à se voir comme les derniers de la classe, les mal-aimés de l'Europe. Mais que quelqu'un d'autre le fasse à leur place, et aussitôt les mêmes qui se décrivaient comme "habitants d'un pays où rien ne marche" enfourchent le cheval de l'orgueil national. L'attitude pleine de dignité offensée de Silvio Berlusconi refusant l'aide internationale après le drame de L'Aquila en est une illustration.
Cette question de l'identité de l'Italie telle qu'elle est perçue à l'étranger a même fait l'objet d'une intervention lors d'un séminaire destiné aux ambassadeurs au mois de mars. Invités par la Farnesina (le ministère des affaires étrangères italien), le correspondant du Wall Street Journal et celui du Monde ont été priés d'expliquer comment ils voyaient l'Italie et de quelle manière ils en rendaient compte. Les deux journalistes sont tombés d'accord pour dire, en termes aussi diplomatiques que ceux employés par l'auditoire, que quatre obstacles au moins les empêchaient de faire l'éloge quotidien de la Péninsule : la Mafia (et ses déclinaisons locales), l'inefficacité de l'administration et de l'Etat en général, la politique xénophobe prônée - et parfois conduite - par la Ligue du Nord, et les mauvaises blagues de Silvio Berlusconi.
"Nous serons toujours les Italiens d'autrefois, s'est lamenté il y a quelques jours le quotidien Il Giornale (propriété du frère de Silvio Berlusconi) après la parution d'articles dans la presse étrangère concernant les violences envers des étrangers. Les victimes des préjugés. Le pays de la pizza et de la mandoline est devenu le pays des racistes."
L'institut Ipsos a présenté à Sienne (Toscane), en décembre 2008, lors d'un colloque organisé par la fondation Intercultura, un sondage qualitatif portant sur la perception de la Péninsule par une dizaine de titres étrangers, dont Le Monde, réalisé entre les mois de juin et de septembre 2008. Selon cette étude, seuls les sujets traitant de culture et de patrimoine conduisent à des éloges. Pour le reste, l'évocation de la "dolce vita" provoque l'"ironie". La crise financière et économique conduit à des jugements "souvent négatifs" ; l'action du gouvernement est expertisée avec "une approche critique et sévère". Les plus indulgentes ? Les presses russe et indienne. Les plus critiques : les journaux français et argentins. En conclusion, Ipsos expliquait : "Comment réussir à faire parler des choses belles et positives ? Tel est le défi pour le futur des Italiens et de l'Italie."
Pour la presse, qui préfère les trains qui arrivent en retard à ceux qui arrivent à l'heure, l'Italie est un paradis. Les journaux de la Péninsule, qui sont aussi une des sources d'information des correspondants étrangers, regorgent d'histoires de malversation, d'incurie, de corruption, de crimes mafieux. Silvio Berlusconi, qui possède plus de 80 % de l'audiovisuel italien en tant que président de Mediaset et du conseil, tient également les journaux à l'oeil. Il leur reproche de ne pas voir l'Italie en rose et se plaint d'être maltraité, mal aimé, mal jugé : "Je suis tenté par des mesures dures" vis-à-vis de la presse, a-t-il récemment déclaré.
Le tremblement de terre de L'Aquila va-t-il lui venir en aide ? Les quotidiens italiens commencent à louer l'énergie qu'il a déployée pour rassurer les victimes et superviser l'organisation sans faille des sauvetages. Même El Pais lui a consacré un éditorial louangeur. La nouvelle a bien sûr été communiquée. Pour qu'elle nous inspire ?
Courriel : ridet@lemonde.fr.
Philippe Ridet
giovedì, aprile 02, 2009
Mesdames, messieurs voilà la Ligue du Nord
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